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Sheldon Adelson et le Venetian Casino Print
Written by Poker Backgammon ligne   
Sheldon Adelson, le patron du groupe Sands, dans Le Monde Magazine, est sans aucun doute l’article le plus captivant publié ces dernières semaines dans la presse française. Sa lecture est donc indispensable… et riche en enseignements:

. dur en affaires, très dur… déraisonnablement dur « . Sheldon Adelson a vendu des articles de toilette pour l’hôtellerie. Il s’est intéressé au tourisme, à l’immobilier.

Il a investi dans une affaire de sucreries. En soixante ans de carrière d’homme d’affaires, estime avoir créé des entreprises dans au moins une cinquantaine de secteurs économiques différents.

A 30 ans, il est millionnaire. Il perd toute sa fortune. Se remet en route, gagne et perd, accumule et dilapide. Ses amis hésitent parfois à s’associer avec lui, à cause de sa mentalité de parieur insensible à la peur de se retrouver les poches vides du jour au lendemain. Mais il arrive toujours à les convaincre que la vie n’est qu’une suite de cycles. Aux jours sans le sou succéderont des périodes fastes. En 1979, il est l’un des premiers hommes d’affaires américains à miser sur le développement de la micro-informatique.

Il ne comprend rien à la technique.

Mais il a l’intuition géniale que tous ceux qui créent, inventent, achètent, revendent, fabriquent dans l’univers informatique, en train de prendre forme à cette époque, vont avoir besoin de se rencontrer régulièrement. Adelson développe le Comdex, la plus grande foire professionnelle informatique au monde. En 1995, il revend son entreprise à un investisseur japonais pour 800 millions de dollars (636 millions d’euros). Il empoche un demi-milliard, le reste va à ses amis. Les gamins pauvres de la bande d’Adelson sont devenus riches. Pour Adelson, ce premier gros succès n’est qu’un début. Associé une nouvelle fois à ses amis d’enfance, il rachète le Sands de Las Vegas pour 128 millions de dollars (101 millions d’euros). Dans les années 1960, Frank Sinatra, John Fitzgerald Kennedy, Sammy Davis Junior, Dean Martin et le gratin d’Hollywood avaient leurs habitudes dans cet hôtel. Mais le Sands n’est plus, au moment où Adelson l’achète, qu’un palais triste hanté par l’ombre des crooners. Il a pourtant calculé que, s’il arrive à remplir son hôtel avec une nouvelle clientèle pendant la semaine, sa fortune est faite. Il fait donc construire le plus grand centre de conférences des Etats-Unis juste à côté du Sands. Ses concurrents le prennent pour un fou. Son plan marche à merveille. Des centaines de conventions professionnelles s’organisent à Las Vegas. Le Sands ne désemplit pas. Hommes d’affaires, médecins, dentistes, pilotes, évangélistes, informaticiens adorent venir travailler à Las Vegas pendant quelques jours et dépenser leur argent dans les casinos et les bars pour se distraire. Mais Adelson n’est pas satisfait. Il trouve que ses clients dépensent trop d’argent chez ses concurrents.

En 1996, il rase le Sands. A la place, il fait construire le Venetian, complexe gigantesque inspiré par l’histoire et l’architecture de Venise, qui sera achevé en 1999.

Les concurrents d’Adelson ne donnent alors pas cher de sa survie. Le nouveau venu dans le cercle très fermé des propriétaires de casinos géants doit faire face à d’innombrables problèmes avec les syndicats, ses sous-traitants et l’administration de l’Etat du Nevada.

Mais Adelson se sort du guêpier. Après deux extensions successives, le Venetian Las Vegas est devenu, en 2008, le plus grand hôtel du monde, avec 7.000 suites.

En fait, c’est une ville concentrée dans un bâtiment. Pendant la durée de leur séjour, les visiteurs n’ont aucune raison valable de sortir du complexe. Adelson a voulu que les chambres soient spacieuses. Un homme d’affaires y trouve tout ce qu’il lui faut pour travailler pendant la durée de son séjour.

On peut, bien sûr, jouer au casino mais aussi manger dans les meilleurs restaurants, faire du shopping dans des centaines de boutiques aux enseignes des plus grandes marques, aller au spectacle, faire du sport, se cultiver en allant visiter des expositions de très grande qualité.

Chaque dollar qu’un client du Venetian aura l’intention de dépenser pendant son séjour à Vegas doit l’être sur le territoire d’Adelson. Cette idée, très simple en apparence, n’est pas facile à mettre en pratique. Il faut en particulier accepter le risque de se faire beaucoup d’ennemis.

Quand il est attaqué, Adelson adopte toujours la même stratégie.

Il dépense sans compter pour défendre sa position mais il ne cède rien à l’adversaire. Il n’y a guère de raisons de s’étonner de voir Adelson entouré de gardes du corps. Il le dit lui-même :

« Un gars qui fait sa fortune dans les casinos prend toujours un grand risque. » Ses conseillers demandent en général qu’on ne lui pose pas de questions sur la mafia.

Selon eux, les mafieux appartiennent à l’histoire ancienne à Vegas et de toute façon, aucun clan n’aurait aujourd’hui les moyens d’impressionner Adelson. « Il joue tout simplement beaucoup, beaucoup trop gros pour eux. S’ils existaient encore, ils auraient dû poser leur jeu et quitter la table… » Sheldon Adelson est un homme extrement genereux et un grand donateur

Source : i gamagazine
 
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