| Negociations sur les Jeux de Casinos |
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| Written by Poker Backgammon ligne | |
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Même si le personnel des "Jeux de Casinos" a repris le chemin du travail, les négociations avec leur direction sont toujours en cours et la roulette reste l'objet principal de discorde.
Après trois longues heures de négociations, les délégués du personnel des" jeux du Casino" Municipal sont enfin parvenus à des accords verbaux avec leur direction, vendredi soir. « À présent, on ne parle plus de trois licenciements comme c'était le cas au début, mais de deux, explique Pierre-Yves Escorne, le délégué syndical CFDT. La direction a décidé d'accepter trois départs volontaires. S'ils sont effectifs, il n'y aura pas de licenciements. Par contre, si nous n'avons qu'un départ volontaire, il y aura deux licenciements ». Pour le délégué syndical, cette décision représente une petite avancée. « On a sauvé ceux qui étaient licenciés », estime-t-il. De son côté, le directeur, Pierre Beaugier, n'a pas voulu s'étendre plus sur le sujet, expliquant son souhait de voir « les choses avancer dans la sérénité ». « Et a priori, je dis bien a priori, il n'y a pas de blocages dans les négociations », déclare-t-il. La roulette en ligne de mire L'éventuelle suppression de la roulette française et de son remplacement par une machine anglaise resterait quant à elle toujours d'actualité. « La direction n'a pas voulu revenir sur ce point, indique Pierre-Yves Escorne. Or, nous restons convaincus que la roulette française a sa place dans la salle de jeu. Le combat va donc continuer dans ce sens », poursuit-il. Et leur combat a déjà commencé il y a trois semaines, avec un premier arrêt de travail, le 29 janvier. Mardi dernier, après trois rencontres classées sans suite avec la direction, le personnel des jeux a planté une deuxième fois le piquet de grève, fermant à double tour les portes de l'établissement. Au sein de l'opposition politique, c'est la consternation. Tous s'étonnent du choix de vouloir faire disparaître la roulette française. « D'autant que c'est la seule de la région », précise Jean Benoît Saint-Cricq. « Et les clients de ce type de roulette ont généralement de gros moyens », complète Patrick Destizon. Pour lui, « le groupe Barrière tire le casino vers le bas et il y a très certainement une stratégie derrière. Mais elle est illisible », affirme-t-il, chiffres à l'appui : « En deux ans, le chiffre d'affaires a baissé de 19 % et quinze postes de salariés ont été supprimés en 2009. La même année, les parcs à sous sont passés de 220 à 180 ». Jean Benoît Saint-Cricq parle de « compression de personnel. Pour piloter une roulette française, il faut cinq personnes, pour une anglaise, il suffit de deux. Le but du groupe est de faire des gains en réduisant le personnel », croit-il savoir. Une ultime réunion Régine Daguerre et Peio Claverie, enfin, accusent l'entreprise Barrière de ne pas assez s'intégrer à la vie locale, notamment dans « l'animation économique, hôtelière, culturelle et festive de notre ville ». À leurs yeux, le groupe s'investit uniquement dans ses obligations contractuelles avec la mairie. Et l'échéance des dix-huit mois, au terme desquels la concession va être renégociée, rallume une lueur d'espoir chez le personnel des jeux : « Nous aimerions que la mairie influence le groupe candidat à réhabiliter la roulette française », anticipe Alain Gouye, délégué du personnel (lire ci-dessous). Depuis jeudi dernier, les grévistes ont repris le travail. De nouvelles négociations se tiendront le 25 février prochain entre le directeur du casino municipal, Pierre Beaugier et le directeur des casinos du Sud, David Paré. Affaire à suivre… Source : Sud ouest |
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