| La fureur du jeu |
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| Written by Poker Backgammon ligne | |
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«Le jeu compulsif et les appareils de loterie vidéo, sont une calamité; la dépendance quasi immédiate à ces appareils démoniaques est aux jeux de hasard, ce que le «crack» est aux drogues». Ces mots durs, très durs, mais oh combien vrais, ne viennent pas de celui qui écrit ces lignes, mais bien du sénateur et comédien Jean LaPointe, qui mène présentement un combat titanesque pour faire modifier le Code criminel (Projet de loi S-211) par les Communes et faire bannir les «machines à sous» des bars, restaurants et dépanneurs (il y en a plus de cent mille au pays) et les confiner loin des gens ordinaires, dans les casinos et les hippodromes. Le Conseil canadien de la sécurité parle lui, du «visage hideux du jeu». L'organisme estime qu'environ 200 personnes se suicident chaque année, en raison de leur dépendance aux appareils de loterie vidéo, mais ajoute que personne ne sait exactement le nombre réel de victimes. Une étude réalisée en Nouvelle-Écosse et publiée en 2004, identifie le jeu comme un facteur dans au moins 6,3 % des suicides, dans cette province. Le phénomène touche tout le monde, hommes et femmes, jeunes et vieux, les riches et surtout les plus pauvres, bénéficiaires de l'aide au revenu et personnes âgées qui y engloutissent parfois leur maigre revenu mensuel. Toujours selon le CCS; «pour chaque joueur qui se suicide, cinq autres risquent de s'infliger des blessures pouvant nécessiter une hospitalisation. Le jeu entraîne aussi une foule d'autres problèmes personnels et sociaux graves, tels que faillites, éclatement de la famille, violence familiale, agressions, fraude, vol, et même l'itinérance.» Au Canada, les provinces engrangent annuellement près de 13 milliards $ de revenus des loteries vidéo, mais les experts s'entendent maintenant pour dire que les coûts sociaux (soins médicaux, maintien de l'ordre, tribunaux, prisons, aide sociale et pertes commerciales) dépassent largement les revenus. Et pire encore, aucun chiffre ne peut décrire l'effet dévastateur que le jeu pathologique peut avoir sur la vie des gens. Pourtant, les provinces affirment haut et fort que les profits du jeu sont réinvestis dans la prévention et la thérapie. Totalement faux... une étude publiée par la Canada West Foundation en juin 2005 démontre que moins de 2 % des revenus nets provenant du jeu sont consacrés à l'aide aux joueurs compulsifs. Le Nouveau-Brunswick n'est pas en reste avec cet énorme problème. Un sondage mené en 2001, par le groupe Focal Research de Halifax pour le compte du Ministère de la Santé et du Mieux-être (www.gnb.ca/0378/pdf/GamblingPrevalenceReport2001FR.pdf) indique clairement qu'au moment du sondage, 15 % des 800 répondants avaient joué sur une machine à sous durant l'année précédente dont 7 % le mois précédant le sondage. Et toutes les statistiques canadiennes récentes prouvent que le phénomène s'accentue partout. Selon le dernier budget de la province, déposé en mars, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a encaissé, en 2005-2006, un revenu net de plus de 110 millions $ pour toutes ses activités reliées aux «jeux réglementés», incluant Loto-Atlantique. Si l'on transpose ici, les proportions d'autres études consultées, les appareils de jeux vidéo, ont rapporté, à elles seules, environ 50 % de cette somme, soit au bas mot 55 millions $ au Trésor provincial l'an dernier. Pour les victimes de ce fléau, le gouvernement Lord prévoit consacrer, cette année, la jolie somme de 757 000 $, soit un maigre 1,376 % des revenus nets générés par cette industrie désastreuse! Y'a pas de quoi se flatter la bedaine et il faudra repasser pour la compassion envers les victimes et leurs familles dévastées éditorial : |
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| Last Updated ( Wednesday, 02 February 2011 ) |
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