| Eviter d'etre une joueuse compulsive au casino |
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| Written by Poker Backgammon ligne | |
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Une joueuse compulsive de Casino Ruinée, atteinte dans sa santé, porte plainte contre la maison de jeu
Criblée de dettes, souffrant de graves problèmes aux yeux, F., une joueuse compulsive, défie en justice le Casino du lac. Selon nos informations, cette quinquagénaire, défendue par Me Doris Leuenberger, a porté plainte contre l’établissement meyrinois: Les employés du casino ont une obligation légale d’empêcher les personnes comme moi, frappée d’exclusion, d’accéder aux machines», résume-t-elle dans sa dénonciation adressée le 9 mai au Ministère public. D’après elle, la maison de jeu l’a laissé sombrer dans une profonde addiction. «Nous estimons avoir accompli notre devoir de diligence, réplique le directeur de l’établissement, Fabrizio Barozzi. Pour le reste, nous laissons la justice faire son travail.» Faits contestés Dans sa plainte, F. dit avoir longtemps joué à Meyrin au poker par plaisir, «un passe-temps occasionnel». Un petit matin de 2004, un «heureux» hasard change la donne: l’aube pointe à peine quand elle tente sa chance aux machines à sous et gagne du premier coup, dit-elle, au Mistery Jackpot: 46 000 euros tombent dans sa poche. Pas longtemps. Elle rejoue. «Je suis devenue comme hypnotisée, perdant tous mes repères.» Obsédée par l’idée de récupérer son argent, elle devient dépendante. F. néglige sa vie de famille, court assouvir son vice à chaque rentrée d’argent. Elle ne dort presque plus et a le nez collé aux machines. Sa santé vacille. En 2007, elle subit une intervention d’urgence aux yeux pour ne pas perdre la vue. A la fin de cette année-là, elle dit avoir demandé son exclusion volontaire «dans un sursaut de lucidité». L’été suivant, elle craque et retourne au casino. Deux employés l’auraient empêchée de pénétrer. En manque, la plaignante insiste en soumettant un autre document d’identité, à savoir son passeport malais: «Mis à part le nom de famille, les autres coordonnées, comme mon domicile, sont identiques (ndlr: à l’autre document présenté par le passé)», précise F. dans sa dénonciation. On l’aurait alors, d’après elle, laissé jouer durant deux ans en toute connaissance de cause. Ce qui est contesté par l’établissement. Dans sa plainte, elle explique avoir eu un malaise à l’été 2010 au casino. Estimant ne pas avoir été prise en charge par le personnel, elle aurait fait un scandale en hurlant dans la salle qu’elle était sous le coup d’une interdiction. Elle précise avoir alors requis une seconde exclusion. Elle prie aujourd’hui la justice d’entendre des témoins et de visionner les images de vidéosurveillance remontant à ce dernier événement. «Contourner les contrôles» Selon nos renseignements, le casino aurait réagi après avoir réalisé la confusion créée par F. avec ses documents d’identité. En juin 2010, il signale à la Commission fédérale des maisons de jeu que F. a utilisé une autre identité pour contourner les contrôles. Selon le casino, il était impossible pour le personnel de savoir que la cliente exclue en 2007 correspondait à celle interdite en 2010. Par ailleurs, à deux reprises, F. a demandé une levée de son interdiction Requête refusée par la maison de jeu, qui n’aurait jamais reçu les documents demandés à F. pour réexaminer sa situation. Après avoir emprunté des fortunes à sa famille, ses amis et son ex-mari, la plaignante se considère comme une victime. De sa maladie et du casino. Vraiment? La justice tranchera. Source : tdg geneve |
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